Ancêtres

POITOU

QUÉBEC

Plaque commémorative du départ de cinq migrants vers la Nouvelle-France

Église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul de Dissay

Photos : Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France www.memoirenf.cieq.ulaval.ca

Antoine GALIPEAU, (fils d'Urbain GALIPEAU et Antoinette GIRARD) 
Il n'est pas venu au Canada.

Il épouse Perrine REGNAULT baptême 11 septembre 1604 Dissay, Poitou, France, sépulture 2 juillet 1654, Dissay, Poitou, France. 
Elle n'est pas venue au Canada.

Enfants :

I. Jeanne GALIPEAU baptême 25 décembre 1634, Dissay, Poitou, France
Elle n'est pas venue au Canada.

acte de baptême de Jeanne Gallipeau

Acte de baptême de Jeanne Gallipeau à la paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul de Dissay

1) Elle épouse le  7 septembre 1656, à Dissay, Poitou, France Antoine TESSERROT, naissance vers 1626, décès avant 1669.
2) Elle épouse le 5 février 1669,
à Dissay, Poitou, France Claude LE DÉ, (fils de feu Pierre LE DÉ et Marie REGNAULT)

II. Gilles GALIPEAU dit LePoitevin, baptême 6 septembre 1637, Dissay, Poitou, France, décès  avant mai 1703, Montréal, Québec.
De Dissay, arrondissement. et diocèse Poitiers, Poitou (Vienne).

Acte de baptême de Gilles Galipeau

Acte de baptême de Gilles Gallipeau à la paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul de Dissay

Il épouse le  30 septembre 1678, à Montréal, Québec, contrat 14 février 1679, Me Claude MAUGUE, Jacqueline LANGLOIS, née vers 1635, (fille de Claude LANGLOIS et Jacqueline GAUTIER) sépulture 19 octobre 1709, Montréal, Québec.
De LaRoche-Guyon paroisse de Limay, arrondissement et faubourg Mantes-sur-Seine (Yvelines).

Il est à Montréal dès le 26 septembre 1667. Il assiste au mariage de François BOTET et de Françoise BUGON. Il demeure chez les Sulpiciens à Montréal, quand le 5 octobre 1676, il déclare que, deux ans auparavant, il se préparait à aller en France et que Jean PROU, de la seigneurie de Dombourg, lui avait confié des lettres à porter à sa femme en France. Rendu à Poitiers, il apprit par le beau-frère de PROU que la femme de ce dernier était morte. En compagnie de Jean BAZOT, le 18 mars 1678, il vend à Mathurin JOUSSET une concession au bas du Sault Saint-Louis. Ils ont acheté cette terre de Georges DAMBOISE un an plus tôt et ils en obtiennent trente minots de blé et quinze minots de pois. Il achète d'Antoine BEAUDRY, le 16 juillet suivant, une terre de soixante arpents en superficie à la Côte Saint-Martin. Il l'obtient pour deux cents minots de blé et un boeuf. En compagnie de Pierre PERTHUIS, il achète de Pierre DARDAINE, le 13 juillet 1680, toute la récolte de grain de sa terre jusqu'à concurrence de quarante minots au prix de 80 livres. Au recensement de 1681, il possède un fusil, huit bêtes à cornes et trente arpents de terre en valeur.

Il est du nombre des personnes qui, le 17 avril 1684, ont été volées dans les rues de Montréal par des individus «travestis et mattachez en sauvages». Le 9 mars 1687, il est appelé à témoigner dans une cause impliquant les nommés LAJEUNESSE et PELLEGRIN, accusés d'avoir donné des coups de haches sur un crucifix. Le 8 octobre de la même année, on lui ordonne de se rendre à la maison de feu Antoine RENAUD pour y assister à l'apposition des scellés. Il refuse d'obtempérer à cet ordre et est condamné le lendemain. Les religieuses Hospitalières lui concèdent, le 25 octobre 1689, un emplacement de trente-deux pieds par cinq perches, rue Notre-Dame, moyennant 38 sols et 3 deniers de rentes annuelles. Jeanne CUSSON, veuve de Jean BAREAU, lui fait don, le 17 juin 1691, d'un emplacement de vingt-neuf pieds par soixante-dix pieds sur la rue Saint-Jacques à Montréal. Il échange cet emplacement, le 5 juillet 1694, contre un autre de trente-deux pieds par soixante-huit pieds appartenant à Étienne FORESTIER, et également situé rue Saint-Jacques. Le 23 octobre 1698, son épouse et lui louent pour un an à Jean DESLANDES, moyennant 80 livres, une maison leur appartenant rue Notre-Dame. On ignore la date précise de son décès, mais il n'est plus, le 5 mai 1703, quand sa veuve loue leur maison à Élisabeth DAMOURS, veuve de Claude CHARRON. 

Auteur : Michel Langlois

III. Antoine GALIPEAU naissance vers 1646, Dissay, Poitou, France, sépulture 22 juillet 1722, Pointe-aux-Trembles de Montréal, Québec.
De Dissay, arrondissement et diocèse Poitiers, Poitou (Vienne).
Profession : charpentier.

Il épouse le 19 juillet 1688, à Pointe-aux-Trembles de Montréal, Québec, contrat 19 juillet 1688, Archives Nationales du Québec à Montréal, Québec, Marie-Françoise CAMBIN, naissance 13 juin 1669, Montréal, Québec, baptême 13 juin 1669, Montréal, Québec, (fille de Laurent CAMBIN et Françoise BAISELAT) décès 17 mars 1730, Longue-Pointe, Québec, sépulture 18 mars 1730, Longue-Pointe, Québec. 

Il pratique le métier de charpentier et est à Montréal dès 1682, parrain le 30 août, de sa nièce Marie. Le 15 juillet 1688, les Sulpiciens lui vendent, pour 100 livres, la terre de trois arpents de front par vingt arpents de profondeur ayant appartenue à Jean CHAGNEAU, au lieu dit du Bois-Brûlé. Le 20 juillet 1690, il reçoit le scapulaire du Mont-Carmel. Il s'établit à Pointe-aux-Trembles. Le 20 mai 1691, avec son voisin Jean GUILLEBERT, il s'engage à couper le blé de Pierre PERTHUIS à 6 livres et 10 sols par arpent. Le 27 janvier 1693, les marguilliers de Pointe-aux-Trembles lui concèdent un emplacement de trente-cinq pieds par soixante-dix pieds sur la rue Sainte-Anne. Il vend cet emplacement à Laurent ARCHAMBAULT, au prix de 45 livres, le 17 avril 1697. Le 16 mai suivant, Mathieu BRUNET lui donne procuration afin qu'il s'occupe du paiement de 115 livres et 15 sols à Jean GUYONNET dit Lafleur.

Au nom du seigneur Pierre BOUCHER il assiste à un acte par lequel le meunier Michel DOUSSIN fait transport au sieur BOUCHER de 53 livres et 8 sols et de quinze minots et demi de blé que lui doit Marie BOUCHER, veuve du sieur de Varennes. Le 8 mai 1698 les Sulpiciens lui concèdent un restant de terre en forme de triangle entre les habitations de Laurent ARCHAMBAULT et de Jean GUILLEBERT. Le 16 août 1699, il donne procuration à Pierre RIVET d'agir en son nom au sujet d'une somme de 74 livres 10 sols et 6 deniers qu'il doit à Pierre PERTHUIS. Il établit ses comptes avec lui le 4 décembre 1701. Il lui doit toujours 113 livres 16 sols et 11 deniers. Il en obtient quittance en 1703. Les Sulpiciens lui donnent une augmentation de terre au bout de sa concession, le 7 avril 1709. Il passe un marché de maçonnerie, le 24 mai 1711, avec Jean MARS qui promet de lui faire ses travaux de solage et cheminée pour la somme de 80 livres.

Auteur : Michel Langlois